Conférence pour la Journée de la Fierté Noire
Une femme, debout devant un rayon de supermarché, s'est vu demander quand les produits manquants seraient réapprovisionnés. Elle a répondu qu'elle n'y travaillait pas, car elle était juge.
Mais… elle n'était pas juge, c'était une personne comme les autres.
Savez-vous à qui vous parlez ?
— Oui. À une personne.
Le jour de la Fierté Noire, j'ai été invité à donner une conférence à l'OAB (Ordre des avocats du Brésil), sous le même prétexte que celui utilisé par mon président à l'IPEA (Institut de recherche économique appliquée) pour me demander d'étudier et de produire un travail sur les questions politiques concernant les Noirs.
J'ai affirmé dans les deux cas que je ne suis pas Noir. Je suis une personne à la peau noire. Je ne me considère pas comme Noir.
J'ignore tout des habitudes alimentaires des personnes noires : comment elles se nourrissent, comment elles s'habillent, avec quel genre de femme elles couchent, dans quel quartier elles vivent, quelle boisson elles consomment, quelle langue elles parlent, quels vaccins elles reçoivent, quel type de poumons elles ont, quel type de sandales elles portent, quel type de candidat elles présentent, quelle profession elles exercent, quelle couleur elles préfèrent, quels bonbons elles aiment. En bref, la science ne sait presque rien des personnes noires : où elles étudient, quelles sont leurs professions, si elles dorment, s'embrassent ou se grattent. Un travail de recherche approfondi est nécessaire pour comprendre et prendre soin des personnes noires, pour créer des écoles, des savons, des chaussures, des t-shirts adaptés à leurs besoins. Le monde a besoin d'aménagements spécifiques : trottoirs, glaces et douches adaptées.
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