quarta-feira, 5 de agosto de 2026

Théorie du non-temps

Théorie du non-temps

La longue histoire de la construction du modèle atomique, de Leucippe et Démocrite jusqu'à la présentation par Rutherford du modèle le plus proche du modèle actuel, établit une analogie avec le modèle orbital céleste où l'organisation des corps célestes est contrainte par des trajectoires elliptiques. Un objet céleste plus petit, situé à proximité d'un objet plus grand, tend à orbiter autour de lui, et ainsi de suite, formant successivement un système d'objets orbitant les uns autour des autres, du plus petit et le plus proche au plus grand et le plus proche. C'est ainsi que se trouve le système solaire, où le plus grand objet, le Soleil, occupe le centre des orbites des objets les plus proches, et chaque objet, appelé planète, maintient sur son orbite des objets plus proches et des objets plus petits sur des orbites, les lunes.

Rutherford imagina cette même organisation pour les atomes et construisit ainsi le modèle orbital pour représenter les atomes en orbite autour de noyaux plus grands que les électrons. Ce modèle reproduisait l'image céleste à l'échelle atomique.

En appliquant les lois de la gravitation de Newton au modèle de Rutherford, le résultat mathématique impliquait qu'une charge électrique, telle que celle d'un électron circulant à grande vitesse autour du noyau atomique, engendrerait des perturbations et des externalités, comme un champ magnétique susceptible de générer une synesthésie encore insoupçonnée, contrairement à ce qui se produit dans le modèle orbital des planètes et des lunes. Ceci ajouterait de l'énergie qui devrait réduire la vitesse orbitale des électrons, les amenant à se désintégrer dans le noyau atomique.

Ce modèle de Rutherford n'était pas mathématiquement viable ; il nécessitait de nouvelles dispositions et des ajustements théoriques.

L'amendement proposé au modèle de Rutherford serait la loi des orbitales distinctes, selon laquelle chaque couche possède un potentiel électromagnétique fixe et prédéfini, appelé orbitale. Les électrons d'une orbitale ne devraient pas pouvoir passer librement à l'orbitale de plus haute énergie suivante ni descendre vers l'orbitale de plus basse énergie. Chaque changement d'orbite nécessitait un échange d'énergie avec l'émission d'un photon pour compenser la perte d'énergie, et inversement, selon Bohr.

Le modèle de Schrödinger propose de remplacer les orbitales de Bohr-Rutherford par un modèle ondulatoire, où les électrons sont des fonctions d'onde dans la matrice de fluctuations quantiques. Ces fonctions d'onde peuvent se manifester tantôt sous forme d'onde électromagnétique, tantôt sous forme de matière instantanément condensée. Dans ce modèle, des fonctions de probabilité permettent d'obtenir l'impulsion de l'électron. Or, selon le principe d'incertitude d'Heisenberg, il est impossible de connaître ou de prédire simultanément la position et l'impulsion d'une particule-onde. Ce nouveau modèle définit la fonction d'onde comme un nuage spatial dans lequel l'électron est susceptible de se trouver.

Ce modèle est actuellement privilégié ; comme on peut le constater, le temps y a été introduit dès le départ, alors qu'il n'intervient plus dans le modèle probabiliste.

Le problème de l'énergie infinie nécessaire pour maintenir l'électron indéfiniment près du noyau a été résolu, de même que celui de la conservation de l'énergie atomique du complexe électron-noyau, tant sur le plan théorique que mathématique.

Si l'on exclut le temps du modèle de Rosen-Einstein-Podolsky, le problème de l'origine et de la conservation de l'énergie atomique est résolu, du moins au niveau de la physique dynamique classique.

Supposons que le temps n'existe pas pour l'électron ; autrement dit, il n'y a pas de position antérieure à son déplacement, ce qui signifie qu'il n'effectue pas un mouvement cyclique sinusoïdal comme l'obstacle mathématique initial rencontré dans le modèle de Rutherford. Ainsi, dans le modèle quantique, l'électron apparaît et disparaît par fluctuations quantiques, conformément au modèle de Schrödinger. De plus, le temps s'écoule simplement en avant et en arrière, sans jamais progresser ni avancer ; il oscille entre passé et présent, prisonnier de cette impasse temporelle, ou intemporelle. Les électrons sont piégés dans un temps infini, différent du temps mesuré par les instruments humains. Il s'agit d'un temps figé et séparé de l'univers, perpétuellement confiné.

Ce modèle atemporel résout les problèmes de la dynamique et du bilan énergétique de l'atome, sans pour autant contredire les modèles de Heisenberg et de Schrödinger. Cette nouvelle conception est liée à la mécanique quantique de Dirac, Planck et Bohr.


Roberto da Silva Rocha, professor universitário e cientista político

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